Réflexions existentielles

Quand vient si haute la marée
Rien ne sert d’autant en stresser
Se laisser sans peur à elle aller
S’efforcer sans bruit de couler

3 novembre 2010

 ♣

Je m’efforce de leur construire une bien haute digue

Mes pensées il faut vraiment que vite je les endigue

Je m’y efforce parfois en riant et en faisant la gigue

Mais mes pensées rebelles contre moi tant se liguent

 ♣

Il est question de mon si lassant quotient intellectuel

Mon propre cerveau devenu mon tortionnaire cruel

Me fait miroiter, au lieu du las, désormais si habituel

Le sort des êtres ailés qui autrefois fut mon sort usuel

 ♣

Je m’efforce de n’être plus que vase bien hermétique

Mais mon sourire m’échappe volage et si frénétique

Je retiens mon rire pourtant il éclate tant hystérique

Que puis-je faire alors, sans doute être antipathique

 ♣

Il est question aussi de fameux quotient émotionnel

Je traine un coin de terre et découvre un coin de ciel

Je m’habille pourtant sarcasme suis enduite de miel

Je m’accroche à rage trouvée mais perds tout mon fiel

 ♣

Je m’efforce d’aiguiser tous les jours de petites lances

J’abreuve en pensées acerbes et loin de l’indifférence

De marin en belle, en marin tous se frottent la panse

Et eux de doux extraire, laisser fiel en petits tas rances

 ♣

Il est question de tant de doutes de faits existentiels

Se demander si remplacer son monde vide de virtuel

Je suis tant lasse de mon monde cet hypocrite du réel

Autant renaître en misanthrope gavée de lointain irréel

 ♣

Je m’efforce de vivre sereine un  trouble fait quotidien

Où se mêlent cent possibles accoudés à dix mille riens

Je rajoute musique sur mon cœur de chœur en refrain

J’écoute, parle, partage, et vivons éthérés lendemains

 ♣

Il est question de petits tourments de vilaines crécelles

Mais surtout de ces amitiés fortes d’instants fraternels

Cocon créé, de toutes pièces, à nos trente mains en zèle

Qui en se fermant sur nous, nous berce, endort maternel

 ♣

Je m’efforce tous les jours, de jour en jour, de me lever

Me brosser dents, me doucher, me peigner m’habiller

Déjeuner, allumer le pc travailler, je suis déjà exténuée

De temps à autre me hasarder à lire et tant délirer

 ♣

Il est question de se demander et là sans cesse quel

Sera le sort du lendemain, ma question perpétuelle

Qui revient me hanter, une angoissante ritournelle

Lasse je me laisse aller chaque jour à ce lourd rituel

 ♣

Je m’efforce de me donner courage, m’encourager

Je me frotte le jour à ces êtres absents désincarnés

Qui parfois peuvent de part en part écran traverser

Vacillant entre morosité et rires me vivant à moitié

 ♣

Il est question de lassitude de ce doux spleen éternel

De cœur brisé qui se répare et là encore tant se fêle

D’âme en peine cherchant âme sœur qui lasse je hèle

Rengaine fatale, mort en cœur m’est solitude mortelle

 ♣

Je m’efforce de faire plus que le minimum nécessaire

Parfois j’y réussis et lasse je n’en suis pas que peu fière

Je m’en applaudis seule en rit tant, me donne des airs

Qui peut dire de l’effort l’ordinaire de l’extraordinaire

 ♣

Il est question d’optimisme qui me donnerait des ailes

J’étais autrefois un être de lumière et je m’en rappelle

Lionne, fière, je rugissais aujourd’hui, piteuse, je bêle

Chèvre au piquet la bête féroce me pique, me harcèle

 ♣

Je m’efforce de me contrôler il faut que je me blinde

De tourments tus et cachés en mille êtres me scinde

De sa farce macabre je ne serais point rôtie, la dinde

Antigone ne mourra foi de libellule de Tunisie, d’Inde

 ♣

Il est question de pensées devenues si conflictuelles

Qui se répondent et se répandent et annulent celles

Qui pourrait me sauver du tourment? Lui, Pantagruel

Je cherche en vain mon égaré blason de Ramatuelle

 ♣

Je m’efforce de ramasser tous  mes fragments de vie

Morceaux épars éclatés et dispersés très loin à l’envi

Ce puzzle dément je le reconstitue seule chaque nuit

Il me manque les trois pièces vitales; recoller ? Oublie!

 ♣

Il est question de cette famille qui se disait très belle

Qui de lâcheté veule le tourment d’enfant tant scelle

Regarde à peine l’injustice qui croupit là devant elle

S’entasse putride, tas de tripes pourries s’amoncelle

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 Lecture de mon poème sur youtube

http://www.youtube.com/watch?v=TxcZwjbp9R8

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