La vérité nue

La vérité nue

1 mars 2012

Quand son mensonge se cache

La tension jamais ne se relâche

Et peuple comme classe élite

Surveille ce non vrai qui s’effrite

°

Edulcoré donc en lumière vive

Aucun doute parmi eux il ne ravive

Etalé aux yeux de tout un chacun

Ce mensonge noircit tout parchemin

°

Ferveur de scribe, plaisir de mondain

Aucun ne le traite avec juste dédain

La vérité perdue dans leurs dédales

Est au nu-pieds valeur des sandales

°

Ecoutez le mensonge le plus juste

Pérore cette élite qui stance rajuste

Et croyez en nos mots doux et émus

Croyez en cette vérité vous venant nue

°

Au milieu coulait une fissure

Au milieu coulait une fissure

6 mars 2012

Il n’est point de temps pour s’abriter de l’usure

Il ne naît point de jour qui ne connaisse repli

Efflanquée de deux tours elle compte flétrissure

Un souffle pris de court d’un poumon mi-rempli

°

Hasardeux le chemin qui mène en vérité

Mais cœur pur en destin se défait de la houle

Noircir un parchemin d’un mot non mérité

N’a triomphe sur l’instinct ni honneurs de la foule

°

De déni il n’est choix que larme tracée d’un œil

Tête courbée de par loi d’en tension elle s’essouffle

Mais pénitente qu’elle soit rétrécie passe le seuil

D’un chemin fait de croix que sein porte sans souffle

°

D’un jour faste né d’hier retentira clairon

De nuits faites de prières jaillira forte la vie

En ténèbres sévères s’évanouira larron

Ravivé cœur de mère retrouvera l’envie

°

De bribes de contretemps naît brasier infini

Ciel de gris embrasant de promesses de sutures

Rencontre le néant d’une colère démunie

C’était il y a longtemps un conte de blessures