Cépage d’un autre âge, les pages d’un autre outrage

Cépage d’un autre âge, les pages d’un autre outrage

19 avril 2011

Un souffle sur ma peau s’essouffle en sanglot

Un filin de cours d’eau s’engouffre en asticot

Goutte à goutte lentement reprend le cheminement

D’une artère écoulement d’un sang débordement

Voici l’heure du trépas, l’ogre prépare son repas

En plein cœur il frappa toi l’espoir dérapas

D’un coup d’œil de l’insigne, mélopée pour indigne

Pour un cœur qui trépigne, sang de cru de belle vigne

D’un cœur prime de cépage, fleur de lys qui surnage

Un son écho de rage, temps répit d’un autre âge

Gouffre recul en sang noir, d’un tannin de pouvoir

Temps filet d’entonnoir, Œil de cyclope pour voir

Randonnées de bois vert, bec marteau de pivert

Pique en bois bleu ouvert, spleen forêt en dévers

Pente naufrage de pensée, souffle d’un temps insensé

Ame en manque dépensée, lien de pair encensé

Sonne-moi un matin las, d’absinthe née de chasselas

L’élixir me tint là sang du vide m’emmêla

Toi bouche qui tout reçoit, à demain ne sursois

Qu’aujourd’hui heureux soit l’âme portant vrai en soi

Hark my heart I lay thee to discrown

Hark my heart I lay thee to discrown

12 April 2011

Hark my heart I would lay thee down

Hark my heart I lay thee to discrown

I closed the door to that road beyond

A winding steep alley drooping down

Into the infinity of a dark murky pond

That ended swiftly at the edge of town

I gathered the memories to me so fond

I did smother their faces in mine gown

Unyielding I care never to ever respond

My face of icy carve, my brow in frown

Should I fall or fail with thee to abscond

My icy lace tainted by thy muddy brown

I call upon thee pray be still o vagabond

For it is my heart we shall put to drown

Fathomless beings incapable of a bond

Their heart sinks too at early sundown

Dreary like I as their will does despond

I lay my scepter to top it with my crown

De sel et de sang

De sel et de sang

11 avril 2011

Je suis née sur un coin de ton dôme

Je glisse tel un souffle le long de ton sourire

Le temps d’un moment d’empaume

Où résonnaient en nos cœurs nos soupirs

Ton souffle est présent sur ma paume

Qui s’appliquait à faire taire les souvenirs

Pressée contre ta parole en psaumes

Elle taisait et exacerbait tous nos désirs

Le sang battait sous un toit de chaume

Se dressant dans des champs las de menhirs

Ma vie s’écoulant en flot qui embaume

Ta maison a le goût suranné des repentirs

Ouragan qui a dévasté mon royaume

Tempête aux cent baies de nos mille plaisirs

L’océan reçoit sel écorcheur en baume

Fiel de l’un est miel de l’autre en doux élixirs