Stack the wood, light the fire

St Patrick’s day  

St Jeanne’s way  

11 September 2010  

You took a second look  

A wish that came true  

For in that small book  

The colour was so blue  

Twas a new age Avatar  

In a world full of change  

Living in a coloured Bazaar  

That may a mind derange  

You feel good and I feel blue  

Rhyme in woods for me and you  

And as you will that blue admire  

Some just stack it for their bonfire  

Bring the wood and stuff the hay  

Hasten now your step you crowd  

St Patrick or else St Jeanne’s day  

All fire we’ll cheer clear and loud  

It might be that it’s St Patrick’s day  

They danced and feasted in delight  

For finally they’d have their way  

The witch will burn now in its light 

♣ 

 http://www.youtube.com/watch?v=tPjgO3j67oE

Reading of a modified version of the poem

Le temps de la famille heureuse

Loïc a heureusement retrouvé cet amour de son frère que la colère et la frustration étaient en train de lui faire passer. C’est un bon garçon et quand on lui parle avec coeur et avec raison au lieu de lui parler avec tyrannie et contrition, il sait écouter et réapprendre les belles choses de la vie. Il l’a toujours été, bon et juste, et l’amour reviendra dans cette famille tel que la plupart de ses membres le souhaitent. A quatre contre un, le choix est vite fait si on utilise le principe utilitariste de Bentham. Mais même dans les concepts absolus, cette liberté et “besoin” paternel ne peut s’exercer à l’exclusion de quatre autres libertés identiques et tout aussi méritantes.

http://www.youtube.com/watch?v=pDzanTVYoHE

The shepherd and the maiden

On her way to her destiny started off as death and the maiden, the maiden encounters a shepherd. He too had been on the way
to death.

Wait, he told the maiden. It is not a good idea. I know what death is. Let me accompany you. We can talk. If you still
want to meet death after that you can do as you please.
It is only my heart’s death silly, said the maiden.
Oh said the shepherd. But if your heart dies, so will you so let me accompany you on this trip.
Why not, said the maiden. Come along…

Part I

http://www.youtube.com/watch?v=bD2zwkrStr8

Part II

http://www.youtube.com/watch?v=5Ry2NBI0dV4&feature=related

Part III

http://www.youtube.com/watch?v=7EhPOXjMMKI&feature=related

Maltraitance, comment la déceler pour un néophyte

Considérations d’une non initiée à la psychologie infantile sur la difficulté de détermination de la maltraitance infantile et les pistes qui pourraient permettre de déceler son existence au sein d’une famille  

   

6 septembre 2010  

Les magistrats français se penchant sur le cas de la fixation de la résidence des enfants en cas de désaccord des parents ne sont pas rompus à l’exercice quand ils se trouvent devant des cas psychologiquement difficiles. En effet, dans un cas de maltraitance, force est de constater que les juges ne disposent pas de l’entraînement nécessaire pour pouvoir identifier eux-mêmes l’existence de maltraitance dans le dossier qui leur est soumis.  

Cet examen est d’autant plus ardu que n’est pas abusif qui le veut bien. Il se peut, en effet, que le parent abusif ne se rende même pas compte d’être abusif et pense simplement agir pour le bien de sa famille. Il peut arriver qu’il mette sa maltraitance sur l’énervement du moment, se consolant du fait que l’enfant abusé l’aime encore et que ce n’était donc pas si grave. La découverte de la maltraitance est d’autant plus difficile si on ne prête pas suffisamment attention au témoignage des enfants et si on se laisse berner par l’apparente affabilité du parent abusif.  

Les cas les plus extrêmes, des enfants abusés qui finissent à l’hôpital, ne permettent pas au parent abusif de garder cette quiétude d’esprit. Mais tant que l’abus n’est « que » verbal, « que » moral, « léger » en étant physique, personne vivant dans l’environnement du parent abusif ne pense qu’il est utile d’en tenir compte et il se sent donc conforté dans l’opinion que ce qu’il fait n’est pas bien grave. Il peut même être tenté de donner à son abus une qualification d’éducation et d’enseignement.  

L’abus verbal peut comprendre une ou plusieurs des phrases suivantes : « tu es nul », « tu n’arriveras jamais à rien », « tu es un incapable », etc.  

L’abus moral, quant à lui peut comprendre une contrainte, une absence d’écoute, un mépris affiché pour l’enfant, un parent qui interrompt l’enfant et lui fait comprendre que son avis ne compte pas, un parent qui indique que l’enfant ne comprend rien, une négligence des besoins de base de l’enfant, etc.  

L’abus physique “léger” se manifeste avec des excuses dans le genre « une gifle ce n’est rien du tout », « je lui ai juste tordu le bras pour qu’il se tienne tranquille », « je lui ai serré très fort la main pour qu’il ne s’en aille pas », « arrête, il n’a rien senti », « j’étais obligé de l’attraper par le cou car on n’avait pas de temps à perdre ». La liste des sévices corporels est longue et va des faits considérés acceptables par la plupart aux débordements plus graves comme secouer très fort son enfant, le pousser violemment contre le mur ou lui broyer le genou ou l’épaule entre ses mains.  

Plusieurs types de raisons peuvent pousser des parents à devenir des parents abusifs :  

–          Ceux qui ont été abusés eux-mêmes et qui ne connaissent pas d’alternative à ce comportement  

–          Ceux qui ont une pulsion pour faire du mal (cas extrême psychologique)  

–          Ceux qui se laissent emporter par le stress du moment et se sentent légitimés dans leur emportement par le mantra auto-inoculé du « je ne pouvais pas faire autrement » ou «c’est lui/elle qui l’a cherché », « on n’avait pas le temps pour que je l’arrête autrement ».  

Si l’on accepte qu’il est difficile pour un magistrat de s’improviser psychologue diplômé et de connaître les divers types de parent abusif, il y a lieu de se demander malgré tout, si le stress dans la vie d’un parent ne devrait pas être un facteur déterminant d’examen approfondi de la situation familiale. En effet, si objectivement toutes les conditions sont réunies pour engendrer un stress permanent et croissant, il est utile d’effectuer une analyse psychologique plus poussée de la situation, surtout en présence de mots-clés des enfants dans leur témoignage (colère, négligence, etc.).  

Avant cet examen approfondi et dans le cas d’un doute sur l’existence d’une situation d’abus, le magistrat doit être formé à reconnaître les signes clairs de la possibilité d’existence d’un parent abusif afin de demander (si nécessaire) un examen psychologique plus poussé. Ces signes sont, essentiellement les suivants :  

1)    Le témoignage de l’enfant quant à la négligence du parent ou à de possibles comportements empreints de violence. Un témoignage qui recèlerait le moindre indice d’une telle réalité – quoi que soient les expressions infantiles employées – doit être entendu à la lumière de cette possibilité et donner suite à une évaluation psychologique aussi bien de l’enfant que du parent concerné  

2)    Des traits de caractère spécifiques à un parent abusif :  

–          Élevé dans un environnement de parents divorcés ou connaissant des difficultés; n’a pas eu un modèle de parents normaux  

–          Ment, manipule la vérité facilement  

–          Avance des accusations contre l’autre parent sans aucun fondement et s’acharne à détruire toute velléité de résistance chez l’enfant  

–          Ridiculise chaque tentative de l’enfant pour s’exprimer que ce soit directement ou indirectement  

–          Ne laisse pas la place à l’opinion de l’enfant  

–          Est persuadé que sa manière de voir est la seule vérité  

–          Isole la personne abusée des autres et surtout de l’autre parent  

–          Ne respecte pas le droit des autres et surtout ceux de l’enfant abusé  

–          Est convaincu que ce sont les autres qui font tout contre lui et fait de la projection de ses propres défauts sur l’autre parent et/ou sur l’enfant abusé  

–          Rejette la faute de ses comportements sur l’enfant abusé ou d’autres personnes dans la famille  

–          A de la difficulté à se maîtriser quand l’enfant abusé résiste à ses demandes  

3)    Un état de mutisme ou d’agressivité chez l’enfant abusé  

4)    Un sentiment de dévalorisation permanente émanant de l’enfant que ce soit dans la manière de se tenir (un maintien peu assuré – à ne pas confondre avec la timidité, une attitude recroquevillée, etc.) ou dans celle de s’exprimer (élocution peu claire, peur, évitement du contact des yeux – qu’il ne faut pas confondre avec l’évitement naissant du mensonge, etc.)  

De nos jours, la justice française est débordée, les services sociaux sont trop sollicités pour des cas extrêmes d’abus et on en oublie donc les enfants qui subissent une maltraitance « légère ».  

Seulement voilà, il y a lieu de comprendre une fois pour toutes, du haut de notre cynisme blasé, que dans le monde des enfants il n’y a ni souffrance plus méritante ni palier acceptable de douleur.

http://www.youtube.com/watch?v=3cPT3zpjAOo

http://www.youtube.com/watch?v=OzBcqG_9pPg

 

Témoignage des enfants

   

http://www.youtube.com/watch?v=FtUb5bsEf3E

Le témoignage des enfants devrait reprendre sa juste dimension dans la détermination de la résidence des enfants surtout si ceux-ci sont capables de discernement et ne sont pas sous l’influence du parent en faveur duquel ils témoignent, ou autrement dit d’autant plus qu’ils sont soumis à l’influence du parent contre lequel ils témoignent

6 septembre 2010

Maintenant, avec notre discussion du 31 août 2010, le juge aurait-il regardé d’un autre œil le témoignage de ma fille qui disait de son père « parfois il est colérique, surtout à l’égard de mon petit frère » ?

Je me le demande. Je me demande aussi si je n’aurais pas mieux fait de parler de ces préoccupations-là dès le départ. Je me dis que j’aurais sans doute mieux fait d’expliquer en détail pourquoi j’insistais pour que le papa n’ait pas la garde des enfants durant les périodes scolaires et pourquoi j’étais si inquiète à l’idée de ne pas pouvoir les contacter régulièrement durant l’été qu’ils passaient chez lui. Cela dit, je n’avais pas ces fameuses preuves dont a besoin la justice. Le faisceau d’indices ne semblait pas suffire en effet, ma fille qui parlait très clairement de crises de colère si l’on y regarde bien et mon fils parlant de négligence caractéristique des personnes qui peuvent virer à l’abusif (maison sale et poussiéreuse avec cafards présents, peu de temps accordé aux enfants pendant les périodes de vacances, etc.).

Il faut dire que malgré ce que me disait mon avocate et venant d’un monde oriental où c’est clairement la maman qui s’occupe des enfants – ce que je n’ai eu de cesse de faire durant toute leur vie – je ne m’attendais pas à cette possibilité qui me semblait trop absurde pour y croire vraiment.

Comment, en effet, un avocat associé avec des activités annexes allait-il pouvoir s’occuper de trois enfants dont un à tendance hyperactive ? Il faut dire aussi que j’espérais pouvoir ne pas en arriver là. J’avais commencé cette procédure légale soucieuse de ne pas trop ébruiter les éléments de ce drame familial, y compris vis-à-vis de ma propre avocate en espérant que c’est le bon sens qui finirait par l’emporter. Au lieu de cela, je me suis retrouvée confrontée à mes pires cauchemars. Mon ex-mari allait les avoir et en plus pendant la partie qui convenait le moins bien – soit celle de la période scolaire.

Devant les exhortations à la prudence de mon avocate, j’avais malgré tout demandé à mon beau-père de témoigner car il savait très bien que mon ex-mari n’y arrivait pas du tout avec les trois enfants et ce même pendant les petites périodes où son propre père l’aidait ainsi qu’une amie qui y allait de temps en temps mais il avait refusé.

Je comprends de par mon amour de mère son amour paternel et son argument que son fils lui en voudrait. Cela dit, je pensais que comme mes enfants étaient aussi ses petits-enfants, il serait sensible à leur douleur et chercherait à les protéger car après tout c’était eux la partie innocente dans toute cette affaire. En ne disant rien, en effet, il prenait le risque de les exposer à un séjour chez le père où au mieux c’était la négligence qu’il avait déjà constatée et au pire c’était la maltraitance qu’il ne semblait pas considérer comme une éventualité.

Quel dommage ! Après, les coïncidences et malchances se sont multipliées faisant que toute cette histoire a été un tel gâchis. Ce alors que j’avais tout fait pour que la transition d’une vie de famille à une vie entre parents divorcés se fasse en douceur, au prix de devoir mettre de côté mes propres sentiments et accueillir mon ex-mari chez moi quand il voulait venir à Dubaï et en m’arrangeant pour que le rendez-vous hebdomadaire soit toujours respecté et se passe bien.  

Ne trouvant pas justice auprès de la justice, j’ai ressenti le besoin de la chercher auprès de mes pairs en exposant toute cette histoire au grand jour afin de pouvoir dénoncer l’injustice et ôter le mythe de ce père parfait qui a écopé d’une horrible sorcière pour épouse d’une part et exhorter d’autre part à une réelle prise de conscience publique sur les dérapages possibles d’une justice peu équipée en procédures, législation et discernement quant à l’intervention dans une famille telle la nôtre avec toutes ses particularités

La vérité au-delà de ce dilemme familial sur le fait de dévoiler ou non, témoigner ou non, c’est qu’il n’y a pas assez de conscience en France comme dans beaucoup d’autres pays du monde sur la réalité de la maltraitance infantile. Pour ma part, je trouve que les magistrats qui décident de la résidence des enfants devraient recevoir une formation continue en matière de violence domestique et de maltraitance infantile afin d’éviter des jugements qui vont à l’encontre du bien-être des enfants qu’ils sont censés protéger.

En effet, bien qu’il soit primordial de bien connaître et de bien appliquer la loi dans les cas de désaccords familiaux et de détermination de la résidence des enfants, il est également très important de pouvoir reconnaître les signes avant-coureurs de la présence d’une maltraitance, surtout infantile.

La nécessité réside dans le fait que les victimes de maltraitance, ont beaucoup de pudeur et il règne chez eux une certaine culpabilité ainsi que confusion, quant à l’identification et l’assimilation de cette maltraitance dans leur quotidien.

L’autre élément un peu plus pernicieux tend au fait que quand la maltraitance n’est ni continue ni trop intense, il n’en subsiste qu’un sentiment de mal-être général qui n’est facile ni à exprimer ni à prouver. En effet, combien de couples se battant pour la garde de leurs enfants peuvent utiliser l’un et l’autre cet argument ! En l’absence de preuves matérielles, il est difficile de savoir qui croire.

C’est pour cette raison que beaucoup de parents vivant réellement cette impossibilité d’expression et voulant sauvegarder un semblant de dignité dans ce qui devient de  plus en plus une bataille mesquine, préfèrent utiliser d’autres moyens pour essayer d’obtenir la garde exclusive ou prédominante de leur enfant.

Pour pallier cette difficulté de communication et cette possibilité d’erreur, il est très important que les magistrats puissent aussi de leur côté identifier l’existence d’une maltraitance si imperceptible (quand vous ne la vivez pas), qu’elle en serait quasiment inexistante. Cet exercice est encore plus vital, si l’on s’apprête à rompre un difficile équilibre établi dans la famille concernée, où la maltraitance est endiguée, maîtrisée par l’autre parent pour l’empêcher d’envahir le quotidien. En effet, il suffirait de rompre ce fragile équilibre pour que la vie de l’enfant abusé bascule pour se placer indéfiniment dans le monde de la maltraitance de plus en plus soutenue.

Si l’on admet que déjà la négligence a des conséquences graves sur la santé physique et morale de l’enfant, il va de soi que négligence couplée à de la maltraitance finit d’achever le peu d’espoir qu’aurait eu l’enfant à une vie normale. De ce fait, aussi bien le côté relationnel (entre l’enfant abusé et sa famille ou l’enfant abusé et ses amis) que l’éducation s’en ressentent grandement. Par ailleurs, un enfant abusé présente plus de probabilités de se transformer à son tour en un parent abusif.

Stop child abuse – Stop maltraitance

Violence aux enfants non! psychique, verbale ou physique

Stop child abuse! moral, verbal or physical

Il faut de tout pour faire un monde

Mais il faut tout faire si on n’arrive pas à se contrôler

C’est facile de ne pas se sentir immonde

Quand l’enfant que vous blessez accourt pour vous aimer…

Dominer ce stress qui vous inonde

Vous encourageant à les négliger

Mais la terre n’est plus si rotonde

Quand la main dessus vous levez

http://www.youtube.com/watch?v=kr-t54MMaB0&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=7dUYXptYycU&feature=related

The world is made of all sorts and kinds

But one must do everything to protect

his own kind, even from himself , no blinds

See yourself, for better self-respect

if from stress you cannot  take the grinds

Or stop yourself from tired neglect

Of 50’s prison guard treatment this reminds

This behaviour one can only reject

Tranche de vie du 31 août – Pieces of life from 31 August

Depuis le jugement que l’on m’a communiqué le 12 août – jour de mon anniversaire, j’enregistre toutes les conversations avec mes enfants. Je veux d’une part pouvoir toujours établir la vérité (puisque mon ex-mari essaie de m’affubler de la réputation de la méchante sorcière) mais surtout d’autre part, je voudrais conserver un souvenir, quelque chose pour meubler ces tristes instants où je suis privée de leur vue et de leur voix.

Cette tranche de vie-là, comme vous l’entendrez, elle a trait à une discussion entre mon fils aîné et moi-même le jour de son anniversaire, le 31 août 2010. J’ai passé la journée à appeler, ai eu son père qui a trouvé des excuses pour  ne pas me le passer le jour de son anniversaire.

Quand enfin je peux parler à mon fils, il est dix heures moins le quart du soir et son père prétexte l’heure tardive pour me dire qu’il ne peut me parler que quelques minutes parce qu’il doit se coucher. Après lui avoir souhaité bon anniversaire, j’entends Loïc me demander encore de l’aider à sortir de là. Il m’avait déjà reproché dans des conversations précédentes de ne pas faire assez pour les sortir de là.

Ce soir, je suis fatiguée et lui dis que je ne peux pas faire tout, toute seule (ces parties là sont sur une autre bande de quelques minutes). Je lui explique qu’eux aussi doivent continuer à dire à leur père qu’ils n’ont pas changé d’avis. Ce nouvel enregistrement continue sur la suite de cette requête et je l’enjoins à persister de son côté aussi, parce qu’il est minuit moins le quart chez moi, que je suis en train de faire tout mon possible et que je suis lasse de me battre dans ma solitude. Je ne travaille plus, je ne dors quasiment plus, tout ce que je fais c’est me battre pour les aider à revenir ici où ils étaient heureux et bien soignés. Le reste, je vous laisse écouter.

Cette vidéo a pris beaucoup de temps à faire entre douleurs, vomissures, rébellion,  angoisse et déchirure. Une fois le nécessaire fait pour tenter de les protéger, j’ai pu enfin accomplir ce qui me semblait mission impossible et commencer à joindre l’image au son pour composer ce message qui malgré mon emportement du moment je veux empreint de paix dans ma tristesse. J’ai choisi des images de bonheur, d’union quand j’étais avec eux pour diminuer la douleur mais malgré tout la traduction comme la réunion de l’image et de la voix furent pour moi un tel chemin de croix. Au-delà du leur et du mien de cas, je vous rappelle les cas autrement plus graves qui, loin de ce dérapage contrôlé, font de certains enfants à l’hôpital de permanents invités. Cela dit, il n’y a pas de demi-teintes ou de douleurs moins méritantes dans la vie d’un enfant. Le châtiment corporel contre les enfants doit être sévèrement puni par la loi comme ça l’est en Amérique mais en évitant les débordements fanatiques de cette nation-là dans son application.

Cette tranche de vie, après seulement deux jours d’école, elle est le résultat d’un stress d’un parent seul qui ne sait pas, n’a jamais su gérer trois enfants et une vie professionnelle si prenante. Si l’on ajoute à cela un petit enfant de 5 ans qui est  à tendance hyperactive, on peut concevoir le dérapage mais on ne peut jamais l’accepter. Concilier vie de famille et vie professionnelle ne vient pas naturellement à un homme alors que le poids social finit par le faire se réaliser même chez les femmes les plus récalcitrantes alors imaginez l’écart avec une mère aimante. Je fais tout pour qu’avec l’augmentation du stress de ce difficile équilibre, ce cas ne devienne pas autrement plus grave. Ca n’arrive pas qu’aux moins bien lotis dans la vie. Mes enfants ne deviendront pas une statistique.

http://www.youtube.com/watch?v=3cPT3zpjAOo

Since the judgment that was released on 12th August – my birthday, I record all conversations with my children. I want one hand to always establish the truth (since my ex-husband is trying to create for me the reputation of the Wicked Witch), but above all else, I want a souvenir, something to fill those sad moments when I am deprived of their sight and their voices.

This slice of life, as you will hear it, concerns a discussion between my oldest son and myself on the day of his birthday, August 31, 2010. I spent the day calling, got his father several times and he found excuses not to pass me my son on his birthday.

When finally I can speak to my son, it is nine forty-five in the evening and his father now uses the late hour excuse to say he cannot talk to me more than a few minutes because he has to go to bed. After wishing him happy birthday, I hear Loïc ask me to help him out of there. He had already criticized in previous conversations that I was not doing enough to get him out of there.

Tonight, I’m tired and tell him I cannot do everything alone (these parts there are on another memo of a few minutes). I explain that they also must continue telling their father they have not changed their minds. This new recording continues after that initial request addressed to my son and I hereby ask him to persist on his side too, because it is eleven forty-five in the night where I live, because I’m doing my level best and because I’m tired of struggling alone. I do not work, I hardly sleep anymore, all I do is fight to help them come back here where they were happy and well cared for. The rest I will let you listen to.

This video has been slow to put together between pain, vomit, rebellion, anguish and tears. Once the required urgent measures to protect them taken, I could finally do what seemed an impossible mission and I began to attach the image to the voice to give you this message that, despite my anger of the moment, I would like to bear peace in the sadness. I chose images of happiness and togetherness when I was with them to ease the pain, yet the translation like the union of image and the voice was to me such an ordeal. Beyond their case and mine, I remind you of the far more serious cases, far from this controlled skid, that make some children permanent hospital guests. Having said that, there is no half- tones or less deserving pain in the life of a child. Corporal punishment against children should be severely punished by the law as it is in America but without the fanatical excesses of this nation in the application of such a law.

This slice of life, after only two days of school, is the result of the stress of a single parent who does not know, has never been able to handle three children together with such an intense professional life. If one adds to that a little 5 year old child who has hyperactive tendencies, we can see how one may stumble but we can never accept it. Reconciling family life and professional life does not come naturally to a man while the social weight eventually makes it happen even among the most recalcitrant of women, so imagine the difference with a loving mother. I do everything so that with the increased stress of this difficult balance, this case does not become much more serious. It does not happen only to those who are less well off in life. My children will not become a statistic.

Agape

AGAPE  

Keeping the light, staying clean in the fight  

September 1, 2010  

I try with words to keep my sanity  

To keep out the impulsion in me  

Never to think about vengeance  

Trying, awake, to make penance  

But my sanity walks a tight rope  

While I keep the love and hope  

He jabs at me and tries so to cut  

Into my insides, my poor sore gut  

A bit of flesh that I may deny  

All values to turn around try  

To jab him back or him pierce  

His side in an angle so fierce

♥  

Fighting back in gut and blood  

Head hung, hands in the mud  

Instead I keep my head high  

Reaching desperately to the sky  

Trying to seize that waning light  

That once shone in me so bright  

And brought me always such solace  

Removing of all ailments the trace  

And as I fight to find, bring me back  

To keep in me of such love the knack  

Knowing I am still there, though slight  

Flexing, crouching under this plight  

I know I fight in firm and strong peace  

Remembering from the ancient Greece  

The word that Rumi tried so to convey  

A blissful, smooth, silken word, Agape

La raison de la déraison

” Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point” Blaise Pascal 

Ma raison à moi est si forte qu’elle étouffe ce coeur hurlant à la mort 

 1er septembre 2010 

 ♦ ♥  

Il est de ces temps de solitude si basse et si abjecte

Ou ni le mot, ni la phrase, ni le vers point ne suffisent

A consoler mon cœur tourmenté de mère inquiète

Las, fatigués, cœur et tête en moi se contredisent

♦ ♥   

De cette douleur dont je ne sens rien mais tout

Je me fais la seule coupable et veule criminelle

Pensant à combien c’était mes valeurs surtout

Que je protégeais et pas eux, ma peine éternelle

♦ ♥   

Et tandis que cœur et esprit en moi s’entrechoquent 

Je me bats, livide, pour pouvoir résister et dépasser 

Cette haine qui monte en moi me brûle et me suffoque 

Cette marée haute qui érode tant ma pauvre lucidité 

♦ ♥   

Dans ma chair sans être en ma chair je la ressens 

Cette pression vive, cette force brutale imposée 

Et moi si loin, seule, impuissante dans mon tourment 

Me mets à tous mes dieux et tous mes saints renier 

♦ ♥   

Matin las succède à nuit terne sans une couleur 

J’écris encore maudite de verbe, de phrase aride 

Je parle, prépare la délivrance et panse mon cœur 

Qui boit mes paroles, desseins dans son espoir avide 

♦ ♥   

Je n’ai toujours connu d’expression que le triste mot 

Qui me soulage me permet enfin un peu de respirer 

Pour pouvoir souffrir en moins ce qu’il y a en trop 

Comme un baluchon qu’en vomissant, on met de côté 

♦ ♥   

Courbant l’échine sous le poids de nos douleurs 

Je note vite, me libère de ce poison, encre de scribe 

Nuit de réflexion, me fortifiant, freine rancœurs, peurs 

J’écris encore ce déluge d’émotions que je me prohibe 

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