Essais à l’amour d’une érotomane confirmée

Essai(s) d’amour d’une érotomane confirmée

17 août 2010

 … 

Que n’est pas l’amour ?

Qu’est cet astre du jour ?

Je vous le donne en mille

Tandis que je bats des cils

 … 

Moi, érotomane confirmée

Sur la question, me suis penchée

L’examinant sous tout angle

D’émotion, je m’étrangle

 … 

Ce n’est pas contrat

C’est don total de soi

 … 

Ce n’est pas contrainte

C’est douce étreinte

 … 

Ce n’est pas que physique

C’est autrement magique

 … 

Ce n’est pas que sensations

C’est folles et belles émotions

 … 

Ce n’est pas déni, négation

C’est totale abnégation

 …

Ce n’est pas tout prendre

C’est essayer de tout tendre

 …

Ce n’est pas tout avoir

C’est tout donner vouloir

 …

Ce n’est pas du tout avidité

C’est très grande générosité

 …

Ce n’est pas se méprendre

C’est essayer de comprendre

 … 

Ce n’est pas tout méjuger

C’est oublier ses préjugés

 …

Ce n’est pas juste survivre

C’est rayonner et vivre

 …

Ce n’est pas du tout mourir

C’est s’ouvrir, toujours sourire

 … 

Ce n’est pas vouloir se venger

C’est inviter l’autre à manger

 …

Ce n’est pas fortune amasser

C’est un autre pauvre enlacer

… 

Ce n’est pas consommer

C’est parfois se consumer

 … 

Ce n’est pas une chose héritée

C’est neuf, un trésor mérité

 …

Ce n’est pas être un filou

C’est donner un vrai bisou

 … 

Ce n’est pas du tout arracher

C’est en sentant tirer relâcher

 … 

Ce n’est pas emprisonner

C’est laisser, seul(e), rayonner

 … 

Ce n’est pas du tout tonner

C’est sourire et fredonner

 …

Ce n’est pas garder, s’enrager

C’est tout savoir partager

 … 

Ce n’est pas être sec, aride

C’est avoir œil et cœur humides

 …

Cet amour-là, je le pratique

Je l’aime et le revendique

Erotomane, je reste à jamais

Ne trouvant pas à qui cela sied

 …

Les seuls autres disciples fidèles

Qui, cette foi, pratiquent avec zèle

Sont ces êtres doux et innocents

Que l’on appelle, tout bas, des enfants

The feathers or the eggs?

Was it for the feathers or for the eggs?

17 August 2010

And the rooster crowed

And I asked, “rooster, why do you crow so”?

The rooster said, “because it is in my nature”

And the rooster showed

His lustreless feathers that shined no more

Said, wait as I get some shine from an old pasture

The rooster strutted over to his forgotten hen

Sitting cowering there in her narrow den

And the rooster said, “give me back my lustre

Or all hell against you I will now muster”

And the hen squawked

And I asked, “hen, why do you squawk in fright”?

The hen said, because I just want some peace

And the hen balked

At the rooster plucking her feathers, causing her plight

Said, my beautiful eggs and feathers you shall not fleece

The rooster crowed

The hen squawked

The rooster said she owed

The hen again balked

They ran around in circles so vicious

While foxes and wolves hailed this precious

Unexpected, juicy meal for the years to come

That would last a while, make their stomach a drum

The fox jumped upon the hen

The wolf nabbed the rooster

And that is when each fowl realised

That they were oh so ill-advised

And fox and wolf lived happily ever after, their stomachs replete

Morale of the story: When dead, no more feathers for which to compete