Me in you and you t(h)ree in me

Me in you and you t(h)ree in me

14 August 2010

 …

I see you in the  universe

Through this present tense, dark and terse

I split and wander everywhere

To reach you, hug you, pat your hair

 …

I hear and see you from within

My blood in you will never thin

I see you playing in your room

Despite the dark and present doom

 …

I see your joys again shine, flout

Shadows that you will come, throw out

This artery you’ll come unclog

We’ll take time to play with the dog

… 

We’ll hum; we’ll sniff the jasmine tree

I’ll pick up some for you and me

Together we’ll make a garland

Huddled ball, in our own island

 …

Your laughter rings within these walls

You hear my heart, I hear your calls

Again dolls, trucks, mad games we’ll play

You’ll come again, you’ll come to stay

 …

We will roll in sweet summer’s grass

This sadness washed by you will pass

Like castles built by you and me

Washed away by the tireless sea

Bomboula est morte, Vive l’A Per te hais ide

Bomboula est morte, vive l’A Per te hais ide

12 août 2010 (en soirée après avoir reçu la décision du juge rédigée le même jour)

 …

Ah la belle justice française, elle est à l’image de son Président nain

Elle a pris toutes les foutaises, mélangé, stupide, aveugle, ivraie et grain

Ma douleur réverbère à l’infini, de mon témoignage, du leur, on ne retient rien

 …

Avocat associé, guidé d’avocate avide, présidés de juge mâle, veules et mesquins

Se gaussant de droits paternels frustrés valant plus que leur bien-être, leur entrain

Triste individu que celui se vengeant d’une épouse ne pardonnant plus, noie ses gamins

 …

Je regarde sans bien comprendre le message de haine qui remplit ce parchemin

Mon avocate me demande si faire appel, bien sûr se hâter, dès le lendemain

Pour accélérer, envoyer vite cette supplique, je voudrais leur prêter plus de mains

 …

La justice aveugle et sourde, se fait du misogyne, aujourd’hui, la catin

Dans sa soumission secrète, âme noire, regard terne, elle annonce son dessin

Cette triste annonce il me faut désormais la faire à mes pauvres chérubins

… 

Exsangue je sonne à leurs oreilles si avides naguère ce glas, le leur et le mien

Ils pleurent, prient, supplient, essaient, je les entends qui le raisonnent en vain

Inflexible, sourd à leur appel, se gaussant, il scelle d’un sceau de pouvoir leur destin

 …

Mon crime à moi c’est d’être Indienne, Arabe, peuples foulés du pied, en chemin

Ajoutez à cela Musulmane, quelle infâme, ma c(o)ul(eur)ture ne leur sied pas au teint

Sans oublier, crime ultime, que mon travail nous a porté, de leur monde étriqué, si loin

… 

Faveurs de cour, garanties, pourries, je les ai regardés jouer aux modernes Parrains

Peu las de leur présence, rouge gorges pompeux chantant leurs propres refrains

Ils cèdent à la discrimination positive, le père, le nouveau noir français qu’on étreint

Overdose d’amour

Overdose d’amour

12 août 2010

 …

Bien dangereuse alchimie que cette soif d’amour

Je les regarde grisée, de mon propre corps vautour

Leurs petites frimousses pointant, astre du jour

Mon cœur les voyant enfin marche. Que dis-je ? Il court

 …

Et voilà que s’envole ma sobriété

De leur présence magique, si longtemps privée

Junkie, extatique, ce jour je me suis shootée

Overdose d’amour, mes veines ont éclaté

Trois de mon insomnie, trois de ma vie

Trois de mon insomnie, trois de ma vie

11 août 2010

Ouvrière d’amour, je vis l’envers d’un Germinal

Sans leur amour, cancéreuse en phase terminale

Comme je voudrais jouer mon propre Assommoir

Boire, m’enivrer, m’annihiler à cet abreuvoir

Mais mon esprit clair, précis et par trop lucide

Me fait regarder en face cette vérité aride

Le deuil en âme, le regard creux, le cœur en trépas

J’ouvre leurs chambres et compte, zéro, ils ne sont pas là

….

Quel incurable, triste mal que la lucidité

Que n’ai-je, de légende, été blonde écervelée

Mais dieu m’a faite, du cliché, la ténébreuse brune

Je cède encore, l’esprit las, à ce tourment nocturne

L’instant suspendu, cru, de leur si belle naissance

Joue à l’infini dans ma douloureuse conscience

En rêve, je les étreints fort, l’amour nous réunit

Mais insomniaque sans eux, j’inspire et je crie

Je vomis ma douleur sur les murs de mon cercueil

Cherchant à clouer leur douce image à mon œil

J’ouvre la bouche, j’inspire, je crie, encore et encore

Tandis qu’au dehors la nuit noire se colore d’aurore

Le jour plat arrive enfin et je n’ai plus de voix

Blanche, lavée, épurée de mes nocturnes émois

Ma dame de compagnie me sert le déjeuner

Je le regarde, l’œil morne, ce plat que je vomirai