Sans ma peau

Sans ma peau

 

Je me gratte, je le sens, je mue, je fonce

Ma peau se craquèle, s’effrite et pèle

Sourde à la douleur, je me frotte aux ronces

Avide de poser ce manteau de fiel

Je dois le faire, saisir cette ultime chance

Avant que le froid, ce cœur ne gèle

Car terrible serait sa vengeance

Prendre ? Donner ? Dilemme existentiel

Fébrile, je tâtonne, je trébuche, j’avance

Faisant fi de ce doute qui me harcèle

Ce ne sera point la dernière danse

Goût d’amande, goût de cendres, goût de miel

Pas à pas, comme une poupée en transe

A ce sang inconnu, le mien je mêle

Docile, je n’oppose aucune résistance

Devant moi les prés, au-dessus le ciel

Je m’ouvre, m’offre, me vide de ma substance

Sang pour sang, car le sang, sang appelle

Qu’importent désormais les conséquences

Viens à moi, s’il le faut, Ange Gabriel

Ainsi donc, elles s’apaisent, les souffrances

Cœur de pierre, se vidant, dégèle

Ne pouvant plus dans ces circonstances

Quitter ce sombre monde artificiel

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